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Covid-19 : une contagion sociale pour une autre culture d’entreprise

Les entreprises sont assujetties à des changements rapides et constants qui exigent d’elles repositionnement et agilité. La crise du Covid-19 implique trop d’acteurs (clients, fournisseurs, partenaires…) pour que les entreprises échappent à un nouveau processus de changement.

Un rapport au travail et à la productivité à réinventer

Notre rapport au travail et à la productivité a été bouleversé pendant le confinement : télétravail, management à distance, responsabilisation des collaborateurs, recours aux outils digitaux… Beaucoup ont saisi l’occasion de mieux gérer leur temps ; d’autres se sont retrouvés confrontés à sollicitations multiples, bousculant l’agenda. Certains ont apprécié les temps libérés pour réfléchir, pour être dans l’ici et maintenant, pour rêver, voire pour ne rien faire. D’autres ont été confrontés au stress de ne plus savoir comment s’occuper ou comment occuper les membres de son équipe en cas de baisse d’activité. C’est la difficulté d’être connecté à soi dans l’être ou dans le faire. Mais tous, à titre professionnel ou privé, ont été soumis à la nécessité de faire vivre le lien social, l’entraide et l’altruisme.

De nombreuses expériences scientifiques ont démontré que la bienveillance et la connexion aux autres aident à gérer les émotions (les siennes et celles d’autrui), à trouver la sérénité et à créer une « contagion sociale » entraînant bien-être et coopération.

A défaut d’être abandonnée, la culture de la performance pourra au-moins être revisitée. L’entreprise devra faire une pause et s’interroger afin de créer une économie soucieuse des autres, avec un système de motivation individuelle et collective.

L’altruisme, solution pragmatique pour la croissance

Quelle que soit sa position hiérarchique, l’individu au travail devra questionner ses pratiques managériales et envisager « le souci des autres » sous l’angle « solution pragmatique » et non sous celui d’un idéal.

Penser aux autres plutôt qu’à soi exclusivement devrait enclencher des phénomènes d’entraide et d’efficacité et améliorer la coopération.

L’après Covid-19 entraînera à coup sûr des modes de consommation et d’interaction différents. Il y aura des pertes, des dettes, des licenciements, des délocalisations, des réorganisations diverses qui ne seront pas vécus aussi facilement par tous. Il appartient aux entreprises et à leurs leaders de prendre le temps d’écouter les acteurs et de planifier des temps d’échange et de réflexion collective qui permettront de poser des mots sur des maux. Dans un processus de résilience accompagnée, le management devra apporter son soutien. Dès lors que les traumatismes auront été exprimés, ils ne seront plus réduits à des sentiments ridicules ou déplacés. Et la culture du soin à l’autre sera doté de sens.

Lorsque le confinement cessera, tous n’auront pas la même capacité de résilience. Les RH, les dirigeants, les managers devront entretenir le lien social, voire inviter les salariés à imaginer l’avenir à travers des actions d’aide hors les murs de l’entreprise. Cela pourra aider l’individu et le collectif à se réaligner autour d’un but et du sens donné à cette expérience, somme toute bien douloureuse.

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Laurence MALAZZI.

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