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Changer notre perception de la situation pour retenir les acquis plutôt que les blessures

Le 16 mars 2020, nous apprenions que nous serions privés de contacts physiques avec notre entourage. Sans attendre, nous nous sommes tournés vers divers outils digitaux de communication à distance. Souvent pour poursuivre nos missions professionnelles mais aussi pour garder le lien avec nos parents ou amis lors de contacts informels ou festifs. Ainsi, nous avons développé ces échanges à distance, plutôt avec envie et engagement. Pourquoi ? Sans doute parce que nous y avons trouvé du sens !

Notre cerveau s’est mis en mode positif et constructif. Nous avons mobilisé nos compétences ainsi que nos aptitudes d’apprentissage et de créativité pour construire et expérimenter des solutions alternatives.

Quelle distance pour quels apprentissages ?

Il n’y a pas une mais plusieurs distances : la distance physique qui occasionne une désynchronisation des activités et une perte de repères communs ; la distance opérationnelle qui entraîne des déficits d’informations, des filtres de communication et le sentiment de ne plus partager les mêmes priorités ou enjeux ; enfin, la distance émotionnelle qui limite la libération de l’affect au sens large.

A distance, par téléphone ou tout autre outil digital, de nombreux professionnels ont appris pendant ce confinement à prendre le temps de questionner les besoins, voire l’état mental des collaborateurs et, ainsi, à entrer en relation avec eux… Ils ont su gérer la distance émotionnelle, sans pour autant perdre de vue l’opérationnel.

A l’inverse, certains managers ont manifesté leur stress profond de ne pas pouvoir contrôler leurs collaborateurs à distance. Respectaient-ils leurs obligations professionnelles ? Faisaient-ils bien leur maximum ?

Bref, la distance nous a chamboulés et souvent rapprochés ! Nous avons eu l’occasion de manifester notre confiance mutuelle, de nous montrer productifs et engagés.

Pour les personnes en difficulté de lâcher prise, la crise et la distance ont démontré qu’il n’est ni souhaitable ni possible de tout contrôler.

Ne perdons pas de vue cet enrichissement et cherchons à développer les bonnes pratiques initiées !

Capitaliser sur nos apprentissages pour l’avenir : l’approche orientée solutions

Après la crise, nous pourrions passer à autre chose. Or, les connaissances acquises et les nouvelles pratiques instaurées peuvent être sauvegardées afin de les modéliser et de les enrichir au service de l’entreprise et de ses collaborateurs.

Deux outils majeurs sont à notre disposition, liés l’un comme l’autre au regard que nous décidons de porter sur la situation et le futur qu’elle engendre :

  • Rester connectés au plaisir occasionné par la découverte de nouveaux outils et pratiques à distance et au sens que nous avons su leur donner : rester en lien avec autrui, poursuivre la coopération, mobiliser les compétences, témoigner sa confiance… Et déguster la saveur des outils de collaboration et d’échange à distance.
  • Switcher notre approche intellectuelle du « Nous avons un problème, analysons-le pour lutter contre ses lacunes » à « Nous faisons face à un changement, trouvons d’autres solutions et saisissons l’opportunité de nous enrichir. »

Dans tous les cas de figure, il faut remettre l’humain au cœur de notre évolution et adopter un système de pensée positive. Au-delà de la mise en œuvre des bonnes pratiques de la relation managériale à distance (relation de proximité et de confiance mutuelle, règles du jeu, objectifs et enjeux partagés, styles de management en lien avec le niveau d’autonomie du collaborateur, agilité fonctionnelle et digitale, etc.), nous pouvons orienter notre avenir : inviter nos collaborateurs, nos partenaires, nos clients à enrichir les apprentissages de cette crise ; ne pas nous positionner comme victimes et être co-acteurs du passé et de l’avenir ; remettre l’humain au cœur du processus de coopération ; soutenir et non juger ceux qui ont des difficultés ; tester et apprécier les outils modernes mis à notre disposition ; développer un état d’esprit agile ; penser ressources plutôt que limites ; écrire de nouvelles histoires.

Toutes les pages de notre vie future restent à écrire. A nous d’être proactifs plutôt que réactifs. Ne demeurons pas exclusivement dans l’expression de nos émotions négatives pour ne pas les entretenir. Et passons de l’obligation de s’adapter à l’envie de transformer et de capitaliser.

Source d’inspiration : approche brève orientée solution (ABOS)

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Laurence MALAZZI.

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