
On appelle « intelligence collective » la « capacité humaine à coopérer sur le plan intellectuel pour créer, innover, inventer ». Elle consiste à « valoriser toute la diversité des connaissances, des compétences et des idées qui se trouvent dans un collectif et d’organiser cette diversité en un dialogue créatif et productif ».
Mais encore faut-il manager cette intelligence collective : connecter les savoirs et les intelligences, réfléchir ensemble, dégager une vision globale et partagée, élargir le choix de décisions et mesurer le consensus. Finalement, sécuriser la prise de décision !
Que ce soit par l’intermédiaire d’un coaching ou d’un atelier sur l’intelligence collective, le coach doit mettre les participants dans une position « méta » : prendre du recul, observer la situation et les interactions, prendre conscience des préférences comportementales au travail.
Le méta en équipe : quelques outils
La réunion déléguée (Alain Cardon). Le leader se recentre sur son rôle de leader et délègue les missions correspondant aux différents rôles : gérer le temps, finaliser les décisions, animer la réunion, agir en mode méta.
Le synergomètre (Roger Mucchielli). La communication est une source de multiples dysfonctionnements difficiles à maîtriser : découvrir les stratégies personnelles et psychologiques des acteurs, révéler les systèmes d’interaction.
Le jeu des cubes. La fonction de fixation et de réalisation d’objectifs dépasse la dimension technique et opérationnelle. Maslow parle de « méta-besoins » et de « réalisation de soi » : révéler les comportements et les différents modes de fixation et de réalisation des objectifs des individus au sein d’un groupe et promouvoir de nouveaux choix et de nouvelles stratégies.
Mais encore : la vision partagée, le partage des représentations, la méthode P.E.R.F.O.R.M.
L'organisation apprenante, quelle définition?
Le concept d’organisation apprenante a été développé aux Etats Unis à la fin des années 1980 par Peter Senge, théoricien pionnier en innovation managériale et auteur du livre culte « La 5ème discipline ».
Toute organisation doit développer sa capacité à apprendre plus vite que la concurrence. Alors, elle se dote d’un avantage concurrentiel durable.
L’organisation apprenante, définie par Peter Senge, combine en permanence et simultanément 5 disciplines, intégrant et développant ainsi les champs individuel, intégratif et collectif :












L’entreprise, un système vivant dans un environnement VICA

Un monde VICA est un acronyme inventé par l’armée américaine dans les années 1990 pour désigner 4 paramètres d’un contexte : la volatilité, l’incertitude, la complexité et l’ambiguïté. Chacun de ces paramètres entraîne hélas des réactions négatives.
Changement rapide et de forte amplitude
→ Peur
→ Aversion au risque
→ Réactions de repli sur ce qu’on a toujours fait
→ Stratégie plutôt à court terme
Degré d’imprévisibilité
→ Immobilisme
→ Tendance excessive à la collecte et à l’analyse de données
Dépendances & interactions
→ Identifier un facteur causal ou bouc émissaire
→ Développer des solutions simples, souvent erronées
Diversité d’interprétations
→ Doutes, méfiance
→ Hésitation & obstacles face à la prise de décision ou au changement
Le monde VICA est complexe. Dans le langage ordinaire, le mot «complexe» est souvent interprété comme « un peu plus compliqué que compliqué » ou « particulièrement difficile ». Or, complexité ne rime pas toujours avec « compliqué ».
La complexité est également une source d’opportunités :
- Ressentir la peur pour mieux réagir dans des situations de danger ou de risque majeur
- Sortir des méthodes standards pour adopter des pratiques innovantes, agiles ou émergentes
- Ne plus se reposer sur des experts pour développer un nouveau mode de management et le leadership partagé
- Promouvoir la pensée systémique pour appréhender un sujet et pour développer la curiosité, en tenant compte de l’interdépendance de tous les éléments du système
- Développer l’organisation apprenante pour promouvoir les ressources humaines et l’intelligence collective